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Maude Jarry et Mark Fortier parmi les lauréats des Prix des libraires 2026

Source : Le Devoir

C’est La mère des larves, signé par Maude Jarry aux Éditions de Ta Mère, qui a remporté le mardi 28 avril le Prix des libraires du Québec dans la catégorie Roman. Devenir fasciste. Ma thérapie de conversion, rédigé par Mark Fortier, éditeur chez Lux, a quant à lui reçu la palme de la catégorie Essai. Et le roman hors Québec choisi cette année par les libraires d’ici est Mon vrai nom est Elisabeth, de Adèle Yon (Éditions du sous-sol).

Aussi récompensé il y a deux semaines du Prix littéraire des collégiens, le premier roman de Maude Jarry, autrice qui a d’abord donné en poésie (Si j’étais un motel j’afficherais jamais complet, Ta Mère, 2019), vient rejoindre le club sélect des livres lauréats des deux prix littéraires perçus comme les plus importants au Québec. Ce fait d’armes avait notamment été accompli par La version qui n’intéresse personne, d’Emmanuelle Pierrot (Le Quartanier), en 2024, et La fiancée américaine, d’Éric Dupont (Marchand de feuilles), en 2013. Il s’agit d’un doublé qui assure généralement de très bonnes ventes.

En poésie, c’est Uashtenamu. Allumer quelque chose (La Peuplade), de la très aimée poète innue Marie-Andrée Gill, qui a été couronné.

Côté bédé, Migrasyon de Jimmy Suzan (La Pastèque) est gagnant parmi les albums québécois ; Silent Jenny de Mathieu Bablet (Rue de Sèvres) remporte la palme parmi ceux venus d’ailleurs.

Les libraires octroient également des prix jeunesse dans trois catégories différentes. L’album illustré fait au Québec qui s’est démarqué à leurs yeux est Je n’aurai plus peur, de Jean-François Sénéchal et Simone Rea (Comme des géants). Du côté hors Québec, le lauréat est Pour toujours. L’enfant, la taupe, le renard, le cheval et la tempête, de Charlie Mackesy (Les Arènes).

En littérature jeunesse d’ici, Comment sauver des chevaux sauvages, d’Andrée Poulin et Caroline Lavergne (Bayard Canada), est lauréat ; L’étoile de Mo, de Yeonju Choi (Hélium), remporte le pendant hors Québec de cette catégorie.

Les différences invisibles, de Maude Nepveu-Villeneuve (Écosociété), est couronné en littérature adolescente québécoise ; Dans la forêt profonde, de Kate Pearsall (Robert Laffont), remporte ce même prix dans la catégorie hors Québec.

Enfin, le travail exceptionnel du libraire Mike C. Vienneau, de la librairie Médiaspaul, a été honoré par un Prix d’excellence.

La valeur des genres littéraires

Certains prix sont assortis d’une bourse. Cette dernière n’est toutefois pas égale dans toutes les catégories — une disparité que la lauréate du prix de l’essai en 2021, Daphné B., avait notamment déplorée à l’époque.

C’est que les différentes bourses sont nanties par différents commanditaires ; la valorisation financière de certains genres est donc déterminée par leur générosité. Ainsi, le prix dans la catégorie Roman est doté de 15 000 $, octroyés par le Conseil des arts et des lettres du Québec, qui ne finance pas d’autres catégories.

Le Conseil des arts de Montréal finance de son côté trois bourses jeunesse.

Comme toutes les autres, elles sont de 5000 $ et ne sont données qu’aux lauréats québécois. L’illustrateur italien de l’album québécois de l’année — Simone Rea — ne reçoit ainsi aucun denier, alors que dans la catégorie Littérature jeunesse, l’autrice Andrée Poulin et l’illustratrice Caroline Lavergne, toutes deux Québécoises, se partagent la somme.

Leuchtturm Canada, Gestion SLIM et l’ALQ investissent dans les autres prix québécois.

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