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Faut-il relire…la Bible?

Source : Le Devoir

Certains auteurs semblent immortels, d’autres sombrent dans l’oubli. Après un temps, qu’en reste-t-il ? Dans sa série mensuelle Faut-il relire…?, Le Devoir revisite un de ces écrivains avec l’aide d’admirateurs et d’observateurs attentifs. À l’occasion des Fêtes, place à un ouvrage hautement symbolique aux innombrables contributeurs, en vaste majorité inconnus, écrit en trois langues, et circulant à environ cinq milliards d’exemplaires à travers le monde : la Bible.

Cet ouvrage datant de quelques milliers d’années trône un peu partout, dans les bibliothèques comme dans les chambres de motel d’Amérique. On le surnomme « le best-seller le moins lu », universellement connu, et trituré de toutes les manières. Car non, contrairement à ce que l’on raconte dans la Genèse, notre monde ne fut pas créé en six jours tandis que « Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième ».

Écrite sur une période d’environ 1000 ans, soit 950 ans avant notre ère et 125 après Jésus-Christ, la Bible suscite son lot d’interprétations les plus diverses. Cette « bibliothèque des livres », issue de la tradition orale puis écrite en hébreu, en araméen et en grec, renferme bien plus que l’Ancien et le Nouveau Testament, mais une somme prodigieuse de textes aux genres et aux styles foisonnants : lettres, poèmes, contes, proverbes, écrits juridiques, chroniques historiques, etc. De quoi satisfaire les lecteurs les plus différents, les plus exigeants, mais dont la somme donne souvent le tournis.

À ces vertiges s’ajoutent ceux des relectures, selon une perspective judaïque ou chrétienne, et toutes les déclinaisons possibles entre les deux, certains groupes optant

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