Née dans une petite ferme du nord-ouest de la Suède, fille unique, Lydia Erneman a grandi dans un environnement rural marqué par le silence, le travail quotidien et la proximité de la nature. Après des études de médecine vétérinaire, elle part s’installer dans la campagne norvégienne, exerçant surtout son métier auprès d’éleveurs de la région. Mais comme le suggère le titre, le sujet de La solitude de la vie selon Lydia Erneman est avant tout, peut-être, la solitude. Une solitude consentie, sans tragédie intime, vécue au fil des ans comme une sorte de condition existentielle par cette jeune femme discrète et contemplative. Une façon d’habiter le monde. Une vie teintée par ses liens avec ses parents, par le miracle de l’amour et de la naissance d’un enfant, par le temps qui passe. Poète et romancier né en 1963, auteur d’une quinzaine de livres, le Norvégien Rune Christiansen a reçu pour ce roman sobre et lumineux le prix Brague en 2014, l’un des prix littéraires norvégiens les plus prestigieux. Un bel héritier de Tarjei Vesaas.
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