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Les amateurs de lecture ont un intérêt grandissant pour le livre d’occasion au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les librairies qui proposent des livres usagés voient leurs ventes grimper depuis quelques années.
C’est le cas du Kiosque du quartier, à Arvida, qui a vu ses ventes de livres usagés dépasser ses ventes de bouquins neufs au cours des derniers mois. En mai, 75 % des ventes de la librairie étaient des livres d’occasion, ce qui a étonné la libraire-propriétaire, Valérie Potvin. Quand elle a ouvert sa librairie il y a trois ans, la femme d’affaires était loin de se douter que ce phénomène se produirait.
Depuis janvier 2026, il y a vraiment une augmentation de la vente du livre d’occasion dans notre librairie, mais vraiment très significative depuis le mois de mars
, affirme-t-elle.
La demande est telle que les présentoirs et les étagères du Kiosque du quartier sont maintenant garnis d’autant de livres usagés que de neufs.
Le contexte économique actuel est en cause, croit Mme Potvin. On est presque dans une semi-récession. Les gens essaient encore de consommer de la lecture, mais il faut faire attention à tous les endroits dans notre budget.
Même son de cloche à Chicoutimi
À la librairie Cultures à partager, qui a pignon sur rue sur la Racine à Chicoutimi, l’intérêt pour ce type de livres ne se dément pas depuis deux ans. L’organisme à but non lucratif ne vend que des œuvres d’occasion dans ses rayons.
Sonia Simard, directrice générale de la librairie Cultures à partager.
Photo : Radio-Canada / Johanie Bilodeau
Il y a une constance, soutient sa directrice générale, Sonia Simard, sans toutefois avoir de statistiques sous la main. D’une année à l’autre, on voit une légère augmentation.
Les gens, aussi, ont une préoccupation environnementale. Donc, le fait d’utiliser ou d’acheter un livre usagé, ça permet de lui donner une deuxième vie, des fois une troisième
, ajoute-t-elle.
Depuis le déménagement de la librairie, le personnel a constaté un renouvellement de la clientèle. Des étudiants ou de jeunes familles font désormais davantage partie des clients, selon Sonia Simard.
Il y a des collectionneurs qui viennent ici pour trouver des petites perles qu’on ne trouve pas ailleurs
, souligne Mme Simard.
Moins cher et plus écologique
Les amateurs de lecture confirment, eux aussi, la tendance. J’aime beaucoup acheter dans l’usagé pour les enfants. Toujours acheter, ça fait de la surconsommation
, dit une mère de famille.
Un livre comme ça, c’est 30 $, mais on a le même livre, ici, pour 1 $, 2 $
, souligne un lecteur.
J’aime mieux acheter des livres usagés que des livres neufs, ça permet de montrer aux enfants qu’il y a des histoires qui ont été lues et qui peuvent être lues encore et toujours
, témoigne une personne qui œuvre dans l’enseignement.











