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Les années de plomb

Trente-deux. Le palais de l’infortune, de Donna Leon, est la 32e affaire dirigée par le commissaire Brunetti. Pas un record, mais un chiffre impressionnant, d’autant que cette série se maintient en qualité et en intérêt. Parce qu’au-delà de l’enquête comme telle (ici, le meurtre d’un travailleur illégal venu du Sri Lanka) menée presque en arrière-plan (un peu trop, cette fois), c’est l’Italie d’aujourd’hui que raconte la romancière en abordant des thèmes très actuels (ici encore, place des femmes, racisme, homosexualité, etc.) ; et, dans le cas présent, en se tournant vers le passé. Celui de Brunetti, qui était étudiant pendant ces années 1970, dites de plomb, lorsque la violence était grande et les opinions politiques, durement campées aux deux extrêmes du spectre. La joie d’y retrouver le policier et son équipe, l’homme et sa famille ! Et, bien sûr, Venise. Ses canaux. Ses palazzi. Depuis le temps, on est chez Donna Leon comme chez soi. O, Sole Mio…

Sonia Sarfati

Le palais de l’infortune
★★★1/2
Donna Leon, traduit de l’anglais (États-Unis) par Gabriella Zimmermann, Calmann-Lévy « Noir », Paris, 2024, 330 pages

Qui est le chat, qui est la souris ?

Qui a lu La femme de ménage sait qu’il ne faut pas se fier à Freida McFadden. Et c’est une bonne chose. Cette médecin spécialiste des lésions cérébrales sait mettre à l’épreuve les petites cellules grises de ses lecteurs. En multipliant les fausses pistes, en détournant ce qui au départ semble être des évidences, en assumant plusieurs clichés (et puis ?), en jouant au chat et à

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