Tout lire sur: Véronique Cloutier Livres
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Voyer écrit aussi sur ceux qui travaillent dans des fonderies infernales, «encatinés dans leurs combines coupe-feu. Ça magane un homme flamber souvent.»
Je repense à mes vieux Noëls. J’ai «fantômisé» à souhait, mais je n’ai pas plus investigué que ça. J’écoutais, mais je ne posais pas de questions pour connaître réellement mes grands-tantes, mes grands-oncles, incluant un prof de mécanique dont les mains semblaient perpétuellement exhaler une odeur d’huile à moteur.
Je me souviens d’un Noël avec un grand-oncle oint de lotion après-rasage, Ambroise Roach, rembourreur de divans et de sofas, aux petits soins du moelleux de notre popotin. Qu’utilisait-il pour matelasser ce qui s’était affaissé ? De la ouate ? De la fourrure ? Du papier bulle ? De la mousse à rasage ? Avec Ambroise, on se sentait assis sur un nuage, comme Sophie Faucher juchée sur son cumulus Philadelphia.
Ambroise était aussi pompier volontaire. Lors de ce 24 décembre au soir chez moi, coït interrompu ! Il a dû écourter les festivités pour répondre à un appel 911 dans notre ville, à Saint-Rémi.





