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Parce qu’il est agréable de revisiter nos classiques, une libraire indépendante partage avec vous un livre qui, loin d’être une nouveauté, mérite encore qu’on s’y attarde. Il n’est jamais trop tard pour découvrir un bon livre!
On sent son influence chez…
Avec son héroïne Émilie Bordeleau, Arlette Cousture ouvrait la voie pour des œuvres qui mettent de l’avant des personnages féminins qui ne se laissent pas marcher sur les pieds et qui n’acceptent pas simplement l’ordre établi sans rechigner. On pense entre autres à Sarah dans La mère des larves de Maude Jarry (Ta Mère) ou à Tessa dans Les maisons de Fanny Britt (Le Cheval d’août).
On a critiqué…
Une romance historique écrite par une femme? Je n’y étais pas, mais, si je me fie aux discours actuels à propos de ce genre littéraire, on dirait que j’entends les critiques dire qu’il s’agit ici de livres féminins, que ce n’est pas de la vraie littérature, que c’est de la lecture légère, etc. Alors que l’autrice abordait des sujets difficiles et qu’elle présentait la perspective d’une protagoniste forte et assez révolutionnaire pour son temps.
Pourquoi est-il encore pertinent de le lire aujourd’hui?
Pour se rappeler tout le chemin qui a été parcouru (et qu’il reste encore à parcourir) au Québec quant à l’égalité hommes-femmes, aux conditions de vie des enseignantes et surtout à celles des femmes de l’époque, qui étaient souvent reléguées uniquement à leur statut de mère. Mais aussi, parce que c’est bon! Ça nous fait passer à travers toute la gamme des émotions et on se plaît à aimer ou à détester les personnages phares de cette série.






