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Thélyson Orélien dans la première liste du prix Renaudot

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Un jour après avoir été sélectionné dans la première liste du prix Goncourt, le premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir, a été retenu dans la première sélection d’une autre prestigieuse récompense littéraire française, le prix Renaudot.

Le conte de fées se poursuit pour l’écrivain d’origine haïtienne, aujourd’hui établi à Ottawa après plus de 10 ans passés à Montréal, où il a trouvé refuge après le séisme qui a ravagé son pays natal en 2010.

Son premier roman compte parmi les 25 romans et essais sélectionnés par les dix jurés de la 100e édition du prix Renaudot, présidé cette année par Frédéric Beigbeder. Paru au mois de mars, C’était ça ou mourir, qui a déjà remporté le prix Méduse et le prix Strasbourg Espoir CIC, est en lice pour une autre récompense française, le prix du roman Fnac.

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Il a suscité un tel intérêt auprès des éditeurs internationaux qu’il est devenu le plus grand succès de la maison d’édition du Boréal depuis sa création, en 1963. À ce jour, Boréal a cédé les droits du livre dans une vingtaine de pays, dont les Pays-Bas, la Norvège, l’Allemagne, l’Italie, la Finlande, le Royaume-Uni, la Turquie et la France, où il est paru le 19 août.

C’était ça ou mourir raconte l’exil forcé de Jonas Dorléon, un jeune professeur d’histoire haïtien qui doit fuir la violence des gangs à Port-au-Prince pour trouver refuge à Montréal, un périple de 12 000 km qui le fait passer par le Brésil, par le Darién de tous les dangers à la frontière de la Colombie et du Panama, par le Mexique, les États-Unis et le chemin Roxham.

Le livre « C’était ça ou mourir » de Thélyson Orélien.

« C’était ça ou mourir » n’est pas un roman sur l’actualité, mais il la rejoint, précise son auteur.

Photo : Radio-Canada / Simon LaSalle

Quatre auteurs en lice pour un doublé

C’était ça ou mourir n’est pas le seul roman à avoir été retenu à la fois pour le Goncourt et le Renaudot cette année. Trois autres auteurs ont réussi cet exploit : Boris Bergmann avec Minotaure, Ananda Devi avec Chronique d’un royaume perdu et Philippe Jaenada avec L’inconnue du quai de Javel.

Après une deuxième sélection le 7 octobre puis une troisième le 28 octobre, le lauréat sera annoncé le 3 novembre, juste après l’annonce du gagnant du prix Goncourt.

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Rappelons qu’en 2020, Dominique Fortier est devenue la première autrice québécoise à remporter le prix Renaudot, dans la section essai, avec son livre Les villes de papier.

Aucun auteur québécois n’a encore reçu le prix Goncourt. La Néo-Brunswickoise Antonine Maillet demeure la seule Canadienne à l’avoir remporté avec son roman Pélagie-la-charrette en 1979.

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Minotaure

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Chronique d’un royaume perdu

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L’inconnue du quai de Javel

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Les villes de papier

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Pélagie-la-charrette

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