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Un 12 août prolifique

 

Tout lire sur: Revue Les Libraires

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Véritable fer de lance du milieu du livre au Québec, la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois! », une initiative lancée par l’auteur Patrice Cazeault et l’autrice Amélie Dubé, est non seulement devenue un incontournable pour les lectrices et les lecteurs, mais elle représente toute la vitalité d’une littérature qui n’a rien à envier au reste de la planète. Cette 13e édition fait mentir les plus superstitieux d’entre nous, puisqu’elle a su générer la ferveur d’un nombre sans cesse grandissant de personnes, à commencer par les libraires.

Valérie Lavoie de la Librairie du Portage à Rivière-du-Loup, évoque : « Aujourd’hui, c’est ma journée préférée en librairie! Les belles grosses piles de livres, vous voir content de venir acheter un ou des livres québécois, jaser de vos dernières lectures, tout ça donne du sens à notre travail de libraire. »

À la Librairie Morency à Québec, Elisabeth Morency nomme aussi le ravissement de voir et de ressentir la liesse qui s’empare de son lieu en ce jour bien particulier : « C’est une excellente journée et un vrai plaisir de rencontrer tous nos clients habituels! Nous ressentons une grande joie de faire découvrir à notre clientèle des auteurs québécois. L’encouragement de celle-ci fait du bien, surtout en tant que librairie indépendante. Une journée d’effervescence comme le 12 août fait une grande différence, pour mettre en lumière les auteurs et les librairies de quartier comme nous. »

Quant à la Librairie Baie-St-Paul dans la région de Charlevoix, Marie-Claude Gagnon souligne le bonheur du rassemblement : « C’est une magnifique journée de partage et d’échanges avec les clients. Tout le monde est heureux de se retrouver autour de cette même passion qui nous rassemble : les livres. J’adore cette journée festive où nous mettons en lumière nos auteurs d’ici et où nous célébrons toute la richesse de la littérature québécoise. »

Du côté de la Gaspésie, François-Alexandre Bourbeau de la Librairie Liber à New Richmond insiste sur la singularité de la littérature québécoise et la pertinence de conseiller à la fois les nouvelles parutions en vedette que des livres méconnus : « Le 12 août, c’est la célébration d’une des facettes les plus précieuses de notre culture : notre littérature bien à nous et ce qui la distingue. C’est l’occasion de découvrir des succès établis autant que de redécouvrir des perles rares passées sous le radar. C’est un moment privilégié qui conjugue joie, respect, solidarité, amour et fous rires, qui nous rappelle à quel point les livres et leurs mots font du bien. »

Pour conclure, Shannon Desbiens de la Librairie Les Bouquinistes à Chicoutimi, parle du 12 août comme d’« un projet fou, lancé par deux auteurices qui ont cru à leur projet, qui ont poussé des librairies à y croire, qui ont convaincu des milliers de lecteurices à y participer et ça, depuis treize ans maintenant ».
« Une journée où j’espère toujours pouvoir être le meilleur libraire possible et faire découvrir des livres qui passent peut-être un peu sous le radar. C’est une belle fête pour toute la chaîne du livre. »

Sur leslibraires.ca, un nouveau record a été établi, avec des ventes en hausse de 26% par rapport à celles de la journée du 12 août 2025, qui détenait le précédent record et qui avait réussi à coiffer les éditions 2020 et 2021 où les confinements avaient fortement propulsé les ventes en ligne.

Le top 10 sous la loupe
Si l’on examine de plus près les résultats des dix titres les plus achetés sur le site leslibraires.ca lors de cette journée du 12 août 2026, on remarque au sommet de la liste la présence de David Goudreault qui, avec son roman Traumathys (Stanké), était très attendu. L’écrivain est un habitué du palmarès du 12 août, lui qui apparaît parmi les 12 auteurs les plus vendus, toutes années confondues. Par ailleurs, dans un article qui lui est consacré, la libraire Élise Massé démontre les raisons de l’intérêt que Goudreault suscite auprès des lecteurs et lectrices. En seconde place, Thélyson Orélien, avec C’était ça ou mourir (Boréal), réussit à se démarquer avec un premier roman, répétant l’exploit d’Éric Chacour lors de la parution de Ce que je sais de toi (Alto). Racontant les pérégrinations de Jonas Dorléon, partant d’un Haïti à feu et à sang pour immigrer au Québec, ce livre bouleversant est un direct au cœur. En troisième position, Geneviève Jannelle se taille une place enviable avec son cinquième roman Exploser tout bas (Québec Amérique) dans lequel l’existence de Claude, maman de trois fillettes, bascule lorsqu’elle se retrouve catapultée dans une existence parallèle sans enfants, offrant une autre perspective à sa vie. Au numéro quatre s’installe Christian Guay-Poliquin avec Le mur (La Peuplade), un roman qui, à travers le personnage d’Héléna, exploite l’idée d’un monde émancipé des régimes autoritaires. L’auteur avait remporté en 2017 le Prix littéraire des collégiens et collégiennes et le Prix littéraire France-Québec pour Le poids de la neige. Grâce à son roman Les ravisseuses (Le Quartanier), Charles Dionne, qui est aussi poète, ravit la 5e marche du podium. Ce livre mêlant amitiés, secrets et horreur impressionne par sa narration au rythme soutenu.

C’est à un collectif qu’est réservée la sixième position avec Haute saison (Hurtubise). Quatre autrices et un auteur – Valérie Chevalier, Marie-Christine Chartier, Sophie Laurin, Marianne Brisebois et Benoit Picard – tricotent chacune et chacun une nouvelle, apportant cinq variations autour d’un même thème : le chalet. La septième place appartient à Amélie Dubois, autrice appréciée pour son humour et ses personnages féminins colorés. Par son roman pétillant Spritz Club (KO Éditions), elle nous mène au milieu d’un tourbillon de péripéties et prouve encore une fois qu’en matière de fiction, tout peut arriver. Le bédéiste Michel Rabagliati reprend ses droits dans le palmarès du 12 août, étant une des icônes ayant vendu le plus de livres pendant cette journée. Son album Rose à l’île avait obtenu la première place en 2023, tandis que cette année, il se distingue en 8e position avec Y a d’la joie (La Pastèque) duquel il nous entretient dans l’entrevue menée par Jean-Dominic Leduc dans la revue Les libraires. Simon Paré-Poupart peut se targuer d’arracher la neuvième position avec Ordures! Journal d’un vidangeur (Lux), qui avait atteint l’an dernier le numéro deux du même palmarès. Pour ce livre, l’auteur a obtenu en 2025 le Prix des libraires du Québec dans la catégorie « essai ». On ferme la marche avec, couronné en dixième place, le tandem formé par Claudie Létourneau et Olivier Laforest qui commettent un premier livre avec ÉLITE MAGIC(La Mèche). Ce roman empreint de cocasseries brosse un portrait parodique des institutions pétries de prétentions impériales.

À lire dans la revue Les libraires
Plusieurs auteurs et autrices provenant des 100 titres les plus vendus sur le site leslibraires.ca au cours du 12 août 2026 ont été traités dans la revue Les libraires par l’intermédiaire d’entrevues ou d’articles. Ainsi, Sonia Sarfati est entrée dans l’univers de Louise Penny qui se trouve en 12e place du palmarès avec son polar Les derniers mandarins (Flammarion Québec). La position suivante, tenue par La mère des larves (Ta Mère) de Maude Jarry, lauréate du Prix littéraire des collégiens et collégiennes a également bénéficié d’une couverture par le truchement d’une entrevue avec Isabelle Beaulieu. Tandis qu’Andrée A. Michaud se retrouve en 31e position avec Baignades (Québec Amérique), on peut la lire dans l’entretien qu’elle donne à Elsa Pépin. La pièce Un nouveau jour (Ta Mère) de Jean-Philippe Baril Guérard se tient en 35e position, alors qu’on en recense la production à la programmation du Théâtre Duceppe. Là où je me terre (Remue-ménage) de Caroline Dawson, en 46e place, profite à son tour d’un papier entre les pages de la revue Les libraires. Alexie Morin, en 69e place avec La maison du rang Lynch (Le Quartanier), nous parle un peu plus de son roman. Hugo Meunier, en 74e place avec Les péchés ordinaires (Stanké), se livre dans un entretien au sujet de son roman. En 92e position, Emmanuelle Pierrot, avec La version qui n’intéresse personne (Le Quartanier), se confie à Claudia Larochelle; Nell Pfeiffer, au 95e rang pour Le fracas des envolées (t. 1) : Le Brise-Tempête (Petit Homme) accorde une entrevue à Vicky Sanfaçon; Rafaële Germain, en 99e position avec Plage Laval (Libre Expression), s’entretient avec Catherine Genest.

Notons aussi que cinq des six recommandations de notre équipe se retrouvent au sein du top 100, à savoir Les filles et les monstres d’Elizabeth Lemay (Boréal) en 14e position, Parlez-moi d’amour (Cardinal), un collectif dirigé par Léa Clermont-Dion qui, pour sa part, détient la 16e position, Architectures de la joie (Marchand de feuilles) d’Anaïs Barbeau-Lavalette et Steve Gagnon en 23e place, Nous étions le sel de la mer de Roxanne Bouchard, au numéro 51 en format de poche et 79 en format original et Granby au passé simple (La Mèche) d’Akim Gagnon en 73e place.

Voici la répartition des achats par catégorie :

  • Pourcentages par catégorie
    Littérature 72%
    Essais 12%
    Jeunesse 8%
    Bande dessinée 5%
    Vie pratique 1%
    Voyages 1%
    Cuisine 1%

Ce sont 32% des livres de ce palmarès qui sont des « Choix des libraires ». Parmi ces 100 livres, 66% ont été publiés cette année.

Ci-dessous, voici la liste des dix livres québécois les plus vendus de la journée sur leslibraires.ca.

1. Traumathys de David Goudreault (Stanké)
2. C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien (Boréal)
3. Exploser tout bas de Geneviève Jannelle (Québec Amérique)
4. Le mur de Christian Guay-Poliquin (La Peuplade)
5. Les ravisseuses de Charles Dionne (Le Quartanier)
6. Haute saison d’un collectif (Hurtubise)
7. Spritz Club : L’Oscar du pire scénario d’Amélie Dubois (KO Éditions)
8. Y a d’la joie de Michel Rabagliati (La Pastèque)
9. Ordures! Journal d’un vidangeur de Simon Paré-Poupart (Lux)
10. ÉLITE MAGICTM de Claudie Létourneau et Olivier Laforest (La Mèche)

Vous pouvez consulter le palmarès complet des 100 titres les plus vendus sur le site leslibraires.ca ce 12 août 2026 ici.

Les données des ventes en librairie (Palmarès Gaspard) seront dévoilées la semaine prochaine par la BTLF.

Palmarès des livres au Québec