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Des livres remarqués

 

Tout lire sur: Revue Les Libraires

Source du texte: Lecture

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Peu importe le style et le public auquel ils s’adressent, les livres des auteurs et des autrices d’ici tracent leur chemin entre les mains des lecteurs et lectrices d’ailleurs.

Andrée A. Michaud a tout récemment remporté le Grand Prix de littérature policière pour son livre Baignades, publié chez nous chez Québec Amérique et en Europe francophone, chez Rivages. Alexia Giroux, de la Librairie Carcajou, en a dit ceci : « Dans son nouveau roman, Andrée A. Michaud nous plonge, dès les premières lignes, dans un récit à l’atmosphère menaçante et inquiétante. Impossible de déposer le livre dès qu’il est entamé! Baignades débute ainsi : une famille est en vacances dans un camping au bord d’un lac. Un séjour qui s’annonçait tranquille et reposant est rapidement chamboulé. Un incident en provoque un autre et entraîne le lecteur dans une série d’événements angoissants et cauchemardesques. Qu’arrivera-t-il aux personnages de Max, Laurence et leur petite fille Charlie? Structuré en deux parties, le livre, d’une écriture maniée avec une grande finesse, nous transporte dans un suspense au rythme haletant et bien ficelé. C’est une lecture parfaite pour les longues soirées d’hiver! »

Attribué depuis 1948, ce prix est l’un des plus anciens à récompenser le roman noir. En plus de s’illustrer chez nous, Andrée A. Michaud fait partie de cette élite qui se retrouve régulièrement en lumière chez nos voisins français, où elle a d’ailleurs remporté plusieurs prix, notamment le Prix des lecteurs Quais du polar et le Prix SNCF du polar. Rappelons aussi que le livre Baignades sera éventuellement adapté au cinéma par Sébastien Diaz.

Tout récemment, le prix Louis Pergaud a été décerné à Paul Kawczak pour son livre Le bonheur, publié chez La Peuplade. Depuis 1953, le prix Louis Pergaud récompense des ouvrages qui honorent la région de la Franche-Comté. Thomas Dupont-Buist, de la Librairie Gallimard, en a dit ceci : « Dans cette fresque historique déconstruisant le mythe tenace d’une France largement résistante, Kawczak dessille notre regard trop longtemps occulté par les euphémismes politiquement commodes. Le bonheur débute avec des accents épiques et romantiques qui rappellent le Victor Hugo des Misérables. Avec ces Cosette et Gavroche juifs, on tremble de terreur au fond d’une vieille grotte froide et humide en écoutant les râles pitoyables d’un diable surpassé par ses mortels affidés. Car l’idyllique campagne franc-comtoise s’apprête à devenir le théâtre des cruautés les plus tordues d’un étrange officier SS dépourvu de visage. Roman exigeant et changeant, ce livre surprend avec ses trois parties dont la forme et le fond divergent radicalement. »

Soulignons également que La sainte paix, d’André Marois, publié chez nous par Héliotrope, a remporté en France le Prix des libraires 10/18 pour son format de poche.

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