À lire sur Radio-Canada Livres Lire
L’auteur jeannois Charles Sagalane est de retour dans son rôle de superhéros littéraire avec Les nouvelles aventures d’un bibliothécaire de survie.
Il nous avait proposé un premier recueil de ses péripéties littéraires en 2021, où plusieurs découvraient son projet de bibliothèque en pleine nature, sur les îles dans le secteur de Saint-Gédéon.
Ce nouvel ouvrage nous transporte là-bas et aussi ailleurs sur la planète, dont aux Îles-de-la-Madeleine, en France et en Guadeloupe.
Le livre de plus de 400 pages, publié par La Peuplade, comprend une série de courts textes qui raconte les péripéties et pensées de l’auteur qui constate ce qu’il advient de ses petites bibliothèques de bois, avec quelques livres, qu’il entretient ici et là.
Il y en a eu près de plus d’une quarantaine, mais elles ne sont jamais actives en même temps, il y en a qui ne le sont plus depuis longtemps, donc les 17 qui sont devant chez moi [sur le lac Saint-Jean]. Il y a déjà le défi de les faire exister en même temps, donc je dirais qu’il y a sûrement entre 20 et 25 qui sont actives à la fois
, a-t-il expliqué en entrevue lors de l’émission C’est jamais pareil.
Son projet a continué à l’habiter depuis cinq ans.
Quand je pars maintenant, j’apporte une bibliothèque de survie dans ma valise, je me dis si elle ne fait pas le voyage, c’est tant pis, mais jusqu’à présent ça passe, donc j’arrive sur place avec une bibliothèque, puis j’arrive à la poser. On croise les doigts pour que ça continue de fonctionner
, a-t-il enchaîné.
L’auteur Charles Sagalane
Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis
Lors de ses voyages, il tente de dénicher des îles où la magie pourra continuer d’opérer. Il évite celles trop peuplées. C’est ce qu’il a réussi malgré tout à trouver à Paris, où les lieux sauvages sont rares.
J’ai découvert l’île aux Cygnes, avec ses grands arbres, qui est une espèce de digue qui a été verdie à la fin du siècle dernier. C’est sûr que ça a des défis pratico-pratiques, donc ce n’est pas une île du lac Saint-Jean, les gens passent, les gens peuvent aller là, ramasser les livres, les revendre à un bouquiniste de la Seine. Chaque île, chaque endroit est vraiment un défi un petit peu logistique aussi, c’est ce qui me plaît bien dans le métier
, a poursuivi l’auteur.
Des haïkus
La forme d’écriture privilégiée permet d’en lire de petits extraits à la fois ou encore d’embarquer plus longuement avec l’auteur.
J’avais l’impression qu’en mettant des haïkus, on arrêtait la lecture narrative, puis on avait une image, puis on continuait, donc c’est une manière de rebondir, puis il y a beaucoup de lecteurs et lectrices qui m’ont dit que c’est une partie vraiment agréable de leur lecture de pouvoir passer de l’un à l’autre
, a-t-il reconnu.
Le projet de Charles Sagalane peut continuer à vivre en comptant sur une panoplie de personnes qui ont plongé dans l’aventure en entretenant les petites bibliothèques. Selon lui, pour le premier livre, il pouvait surtout compter sur des écrivains. Des artistes visuels et des photographes ont maintenant fait le saut.
Une bibliothèque de survie sur une île du lac Saint-Jean. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Julie Larouche
Pour la bibliothèque de l’île aux Cygnes, il y a une artiste québécoise à Paris qui va m’aider à l’entretenir, donc j’y vais dans deux semaines, j’apporte une bibliothèque, on repose la bibliothèque qui est disparue. Tranquillement pas vite, on essaie d’impliquer des gens de la bibliothèque Gaston-Miron, des artistes locaux. Donc, on va commencer par une première petite visite. C’est une roue qui tourne
, a raconté celui qui est né à Saint-Gédéon.
Ce contact avec ses lecteurs pourra se poursuivre en grande au cours des prochains jours, alors que Charles Sagalane sera présent au Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Je dis toujours que les gens qui me rencontrent font partie de mon groupe de recherche-création, donc ils ont de bonnes idées, ils me parlent d’endroits à visiter, ils ont des citations, donc, pour moi, c’est vraiment un réel bonheur,
a-t-il conclu.







