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Après avoir soutenu en matinée l’auteur Thélyson Orélien, visé par des allégations d’utilisation de l’intelligence artificielle dans l’écriture de son roman C’était ça ou mourir, en lice pour plusieurs prix, dont le Goncourt, le Salon du livre de l’Estrie dit maintenant vouloir réexaminer sa position.
L’organisation précise qu’elle veut prendre le temps de regarder les nouveaux éléments relatés dans le journal La Presse cet après-midi, à l’effet que l’auteur aurait un passé de plagiaire à l’époque où il était chroniqueur.
Radio-Canada a pu confirmer l’information. Selon l’équipe des Décrypteurs, des chroniques et des textes d’opinion publiés par l’auteur canado-haïtien ont été en partie rédigés par d’autres auteurs.
Invité d’honneur
Le Salon du livre de l’Estrie a présenté mercredi la programmation de sa 48e édition, qui se tiendra au Centre de foires de Sherbrooke du 15 au 18 octobre.
L’auteur canado-haïtien Thélyson Orélien figure parmi les invités d’honneur. Avant de confirmer sa présence, l’équipe du Salon du livre se réunira pour faire le point.
L’écrivain Thélyson Orélien s’est défendu d’avoir utilisé l’intelligence artificielle pour écrire son premier roman. Il fait valoir, tout comme les Éditions du Boréal, que les accusations lancées sur un compte en ligne anonyme ne sont pas fondées.
«C’était ça ou mourir» est lice pour remporter les prix Goncourt, Renaudot, Femina et Médicis.
Photo : Radio-Canada / Simon LaSalle
Nous prenons ces allégations très au sérieux […] Nous continuons de déployer tous les efforts nécessaires, avec l’auteur comme à l’interne, afin de faire toute la lumière sur les allégations selon lesquelles l’auteur aurait eu recours à l’IA générative pour écrire C’était ça ou mourir
, indiquent les Éditions Boréal, par voie de communiqué.
une crainte qui s’installe
Questionnés sur les enjeux de l’intelligence artificielle en littérature, avant la publication de La Presse, les auteurs Véronique Marcotte et Patrick Senécal se sont montrés préoccupés.
Disons que je vivais dans une canne de conserve et jusqu’à hier, je n’avais pas peur de ça. Je dirais qu’aujourd’hui, il y a une crainte qui s’installe
, note Véronique Marcotte, directrice de la programmation du Slaon du livre de l’Estrie.
J’ai l’impression qu’il y a une voix qui n’est pas là. Il y a quelque chose qui n’est pas personnalisé.
C’est sûr que si on m’accusait de ça, je me sentirais obligé de démontrer des preuves, mais c’est triste qu’on en arrive à ça
, ajoute le président d’honneur de la 48e mouture du salon.
Plus de 500 artistes au salon
Au Centre de Foires de Sherbrooke, le public pourra côtoyer des centaines d’auteurs et d’illustrateurs et plus de 200 maisons d’édition. L’organisation prévoit des tables rondes, de grands entretiens et des animations jeunesse.
Parmi les autres invités d’honneurs figurent la Sherbrookoise Kiev Renaud et l’écrivain Christian Guay-Poliquin.
L’ancienne mairesse de Montréal, Valérie Plante, sera aussi accueillie pour un grand entretien. Elle a publié cette année son premier roman, Grenades.
Pour une deuxième année, le Salon du livre reçoit une essayiste en résidence. L’artiste et ancienne députée de Québec solidaire, Catherine Dorion, rédigera chaque jour un essai qu’elle liera ensuite au public.











