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«Très brève théorie de l’enfer», Jérôme Ferrari

 

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Aux Émirats arabes unis, les parcours d’un expatrié français et d’une domestique sri-lankaise se croisent. Prof au lycée français d’Abou Dhabi, le narrateur est débarqué deux ans plus tôt avec femme et enfant dans cette ville « indifférente et sans âme » qui tient debout grâce à une main-d’œuvre inépuisable venue d’ailleurs et qui s’agite « dans les tréfonds d’un enfer invisible ». « Combien de mondes se côtoient-ils dans ce pays, qui ne se rencontrent jamais ? » se demande-t-il tandis que son couple se délite. Très brève théorie de l’enfer est le deuxième volume d’une trilogie intitulée Contes de l’indigène et du voyageur, que Jérôme Ferrari (lauréat du prix Goncourt en 2012 pour Le sermon sur la chute de Rome) entend consacrer à l’altérité, après Nord sentinelle (Actes Sud, 2024), où il scrutait le tourisme de masse en Corse. Explorant inlassablement avec ses phrases graves et sinueuses les replis sombres de la condition humaine et de l’altérité, l’écrivain corse s’inspire en partie de son propre parcours.

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Titre: Très brève théorie de l’enfer

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