Source : Le Devoir
Les bandes dessinées Cannon, de Lee Lai, et La maison cachette, d’Erika Soucy et Geneviève Bigué, se sont illustrées jeudi soir en décrochant les prix Bédélys Québec et Bédélys jeunesse Québec, lors de la soirée d’ouverture du 15e Festival BD de Montréal.
Il s’agit de la 27e édition des prix Bédélys, présentés en collaboration avec la SODEC. Ils récompensent les bandes dessinées « les plus marquantes publiées ou diffusées au Québec » durant l’année. Un total de 5000 $ en bourses a été remis aux lauréates et lauréats.
Dans Cannon, la bédéiste Lee Lai offre un aperçu de la vie de jeunes Chinoises de deuxième génération dans le Québec d’aujourd’hui. Le jury a été particulièrement séduit par « sa maîtrise remarquable de la transition entre les différentes séquences » contribuant à maintenant le lecteur en haleine. Il souligne aussi le caractère immersif de ses dessins, de par les détails accordés aux décors et aux expressions des personnages.
Avec La maison cachette, Erika Soucy et Geneviève Bigué se sont attaquées à un sujet difficile, soit d’expliquer aux enfants la réalité d’un déménagement temporaire dans une maison d’hébergement pour victimes de violence conjugale. « La maison cachette réussit avec brio à ramener le drame à hauteur d’enfant en alternant les moments difficiles et ceux plus doux, et en rappelant que la joie reste à portée de main, à qui sait l’accueillir », note le jury.
Le prix Bédélys étranger, qui récompense la meilleure bande dessinée en langue française publiée hors Québec, a été remis à Jesse Lonergan pour son œuvre Drome. Le jury s’est dit touché par la capacité du bédéiste à revenir aux « fondamentaux de la bande dessinée, le récit par l’image », avec « sa narration graphique innovante, son ambition thématique universelle et sa proposition artistique singulière ».
Le prix Bédélys jeunesse a quant à lui été remis à La nuit aux loups, de Van. Le jury, composé spécialement de jeunes lecteurs pour ce prix, a particulièrement apprécié « le trait fluide, le coloris chaud et les visages expressifs » des illustrations, qui ont ainsi été capables de créer « un sentiment d’intimité au sein de l’hiver glacial ».
Deux autres prix Bédélys ont aussi été attribués à des œuvres indépendantes. En français, le prix revient à Les pieds d’Isadora, de Karima Lacroix, et en anglais à Take That, de Nina Drew.
Cette année, plus de 917 œuvres sont passées entre les mains des jurys. Ces derniers étaient composés de 93 passionnés de la BD : bibliothécaires, libraires, éditeurs, professionnels du livre ou simples lecteurs. À noter que le prix Bédélys jeunesse est, lui, remis par des groupes de jeunes lecteurs venant de cinq bibliothèques montréalaises participantes.
Le Festival BD Montréal se tient de vendredi à dimanche sur la rue Saint-Denis entre les rues Gilford et Roy.
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