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Le 12 août : Célébrer la littérature québécoise

 

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Source du texte: Lecture

Le mois d’août a changé le visage de la littérature au Québec. Désormais, et ce, depuis maintenant treize ans, lectrices, lecteurs et libraires appréhendent avec fébrilité le grand retour de la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois! ». Les auteurs et autrices d’ici ont fait leurs preuves, façonnant des histoires qui donnent envie de lire, scrutant et approfondissant des sujets qui nous passionnent. La chose la plus difficile reste de ne pas pouvoir tout prendre et c’est la raison d’être des pages qui suivent; proposer des titres qui vous stimuleront, attiser les curiosités, faire advenir votre prochain coup de cœur.

Les vitrines des librairies se parent de leurs plus beaux atours, les présentoirs sont bien garnis et nous font de l’œil. Avant le retour de la rentrée, on s’offre un ultime détour estival. Pour se faire plaisir, pour rire aux éclats, pour les enfants, pour frissonner avec l’enquêteur, pour raviver l’espoir, pour pleurer, s’émouvoir ou s’indigner. On n’en a jamais fini avec les livres. Ils réussissent toujours à nous remettre en piste, prêts à nous envoûter.

Le 12 août : Célébrer la littérature québécoiseAlex Davro
Alex Davro est une illustratrice québécoise qui a œuvré pendant une dizaine d’années dans le milieu du développement international. Elle obtient ensuite un certificat en design graphique et en illustration à l’École des arts et cultures de l’Université du Québec en Outaouais. Touche-à-tout, elle s’intéresse au dessin sous toutes ses formes, de l’illustration jeunesse à l’illustration commerciale et éditoriale. Elle crée aussi des installations immersives et des murales. Son travail est souvent ludique et coloré, avec une touche de nostalgie ainsi qu’un accent mis sur la nature et les formes organiques. Elle aime mettre sa créativité au service de l’engagement social, des organismes, des acteurs culturels et des entreprises québécoises.

Illustrations du dossier (couverture et images) : © Alex Davro
Ce dossier a été rendu possible grâce au soutien du ministère de la culture et des communications par l’intermédiaire de son programme Rayonnement de la culture québécoise.

Dans ce dossier

Michel Rabagliati : Hymne à la beauté du monde

Bien que le titre du nouveau roman illustré de Michel Rabagliati, Y a d’la joie, fasse écho à une chanson de Charles Trenet, sa véritable moelle s’ancre ailleurs — du côté de Samuel Beckett, dont la célèbre formule pourrait en résumer l’élan secret : « Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter. » Alors que tout s’écroule autour de lui, son alter ego de papier persiste — non pas en niant la dureté du monde, mais en s’acharnant à y déceler, obstinément, des fragments de beauté dissimulés dans les interstices d’un réel désenchanté.

Maude Jarry : Une vie sans enfants

Après avoir publié en 2019 Si j’étais un motel j’afficherais jamais complet (Ta Mère), un recueil de poésie à la langue directe et déliée, Maude Jarry fait paraître six ans plus tard La mère des larves, un premier roman pour lequel elle a remporté deux des récompenses québécoises les plus courues, le Prix littéraire des collégiens et collégiennes et le Prix des libraires du Québec. Le thème qu’il aborde n’est sûrement pas étranger à son succès. La misogynie médicale, sujet qui ne remonte pas à hier, mais qu’on commence tout juste à sortir de l’ombre, laisse dans la souffrance et la confusion un grand nombre de femmes. Prendre des décisions quant à l’intégrité de son propre corps semble pourtant tout ce qu’il y a de plus légitime, mais pour la narratrice du livre, ce sera un véritable parcours de la combattante.

Palmarès des livres au Québec