Mars 2022, nord-est de l’Ukraine. Un mois après le début de l’invasion russe en Ukraine, Volodymyr Vakoulenko, un écrivain pour la jeunesse de Kapytolivka, est enlevé puis assassiné par l’occupant. La veille, il avait enterré sous un cerisier de son jardin le journal qu’il avait tenu pour documenter la guerre. Grand reporter au journal Le Monde, essayiste, Ariane Chemin (À la recherche de Milan Kundera, Ne réveille pas les enfants) retrace dans La guerre, ce sont les noms propres les destins exemplaires de deux écrivains ukrainiens pulvérisés par l’invasion russe. Celui de Volodymyr Vakulenko, mais aussi celui de la poète Victoria Amelina, qui a retrouvé le journal du premier et s’était donné pour mission de documenter les crimes de guerre russes, avant qu’un Iskander-X russe ne s’abatte sur la pizzeria de Kramatorsk, où elle se trouvait le 27 juin 2023. Après s’être rendue sur le terrain en Ukraine, Ariane Chemin raconte avec la sobriété qui s’impose le déroulement des événements, fait d’absurdité, d’espoir et de courage.
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