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Un engouement important s’est emparé des librairies de l’Abitibi-Témiscamingue en ce 12 août, à l’occasion de la journée « J’achète un livre québécois ».
À peine une heure après l’ouverture de la librairie L’Encrage, à Rouyn-Noranda, la libraire Marie-Soleil Malo pouvait déjà affirmer, le sourire aux lèvres, que son commerce allait connaître sa meilleure journée de l’année.
Ce matin, les gens étaient au rendez-vous, client par client, pour des livres québécois. On fait aussi partie du site internet Les Libraires, et même en ligne, on a eu pas mal de commandes pour les livres québécois
, se réjouit-elle.
À la Galerie du livre de Val-d’Or, le son de cloche est le même.
On ressent toujours un énorme engouement pour le 12 août. C’est notre plus grosse journée de l’année, et de loin. C’est comme notre Noël de l’été!
Selon Marie-Soleil Malo, la journée J’achète un livre québécois
devient de plus en plus populaire au fil des années.
Marie-Soleil Malo, de la librairie l’Encrage, souligne que la journée du 12 août constitue un «Noël en plein été».
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
Plus les années avancent, plus les gens sont au rendez-vous. Je crois que l’impact qu’on a vécu avec les États-Unis ces deux dernières années nous a rapprochés, on est devenus plus solidaires pour le Québec, plus local. Donc, les gens veulent consommer de plus en plus de choses québécoises, dont les livres en particulier
, observe-t-elle.
Selon Noémie Lafleur-Allard, les retombées positives du 12 août se poursuivent ensuite toute l’année.
Quelqu’un qui ne vient pas nécessairement en librairie le restant de l’année, qui vient à ce moment-là, qui voit l’effervescence en librairie et que les librairies sont encore tellement vivantes, je pense que ça peut le pousser à venir le reste de l’année
, croit-elle.
À la Galerie du livre de Val-d’Or, la journée « J’achète un livre québécois » est bien occupée.
Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Noémi Lafleur-Allard
Aussi, s’il y a des gens qui se forcent à découvrir des auteurs québécois cette journée-là, je suis pas mal sûre que ça va les accrocher, parce que la littérature québécoise est tellement de qualité, donc c’est une pierre deux coups
, ajoute la libraire valdorienne.
Une ambiance festive
En milieu d’après-midi mercredi, le bar-librairie Livresse, à Rouyn-Noranda, était bondé. Le copropriétaire, Antoine Bordeleau, signale qu’une file d’attente s’est même formée devant le commerce avant l’ouverture.
Il ne faut pas se le cacher, c’est la plus grosse journée pour les libraires. En tout cas, pour nous, c’est la plus grosse journée de l’année
, dit-il.
Pour Anne-Frédérique Turcotte et Cindy-Ann Gamelin, il était hors de question de rater l’événement.
On est très attachées à la littérature québécoise, alors, le 12 août, on trouve que c’est vraiment un bel événement pour la faire rayonner et pour ramener les sous à nos auteurs et nos artistes, parce que c’est un milieu qui est plus petit et qui mérite de rayonner
, souligne Anne-Frédérique Turcotte.
Anne-Frédérique Turcotte et Cindy-Ann Gamelin estiment qu’il est important d’encourager les libraires et auteurs québécois durant toute l’année.
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
Cette dernière affirme avoir particulièrement apprécié l’ambiance qui se dégageait dans la librairie, où se croisaient des lecteurs de toutes les générations.
Il y a un petit côté festif et c’est aussi très rassembleur de se dire qu’on est de plus en plus à vouloir célébrer cette littérature-là. Et c’est le fun de voir les gens qui ne se connaissent pas nécessairement échanger autour de livres parce que la littérature, ça nous amène à créer des ponts entre nous
, fait-elle remarquer.
Repartie avec deux livres, Cindy-Ann Gamelin appuie sur l’importance du geste.
Le 12 août, c’est la journée «J’achète un livre québécois». À la librairie L’Encrage de Rouyn-Noranda, la journée se compare à Noël pour la boutique.
Photo : Radio-Canada / JEAN-MICHEL COTNOIR
Je trouve d’autant plus que c’est important de le faire dans une librairie indépendante, considérant qu’il y a une partie des profits qui va directement à cette librairie-là. Comme on est beaucoup attachées à la Livresse, on souhaite venir les encourager dans cette journée-là
, explique-t-elle.
Cindy-Ann Gamelin envisage-t-elle revenir acheter un livre québécois avant le 12 août 2027? Bien sûr! On est vraiment des grandes lectrices québécoises! On aime vraiment beaucoup notre culture, donc ça fait partie de nos habitudes, ça c’est certain!
, conclut-elle.











