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Pour une deuxième année, Patrick Senécal prendra le rôle de guide pour faire découvrir à ses lecteurs, les lieux qui l’ont inspiré dans ses romans. Samedi, il montera à bord d’un autobus électrique et sillonnera les rues de Drummondville pour le Patrick Senécal Tour.
Au micro de l’émission La folle aventure, il confie à Isabelle Craig que ce projet n’était pas son idée. Je trouve ça un peu présomptueux, ce sont des gens de Drummondville qui m’ont proposé ça.
S’il était un peu perplexe au départ, la popularité de l’activité l’a convaincu de la reprendre cette année.
Le 5150 rue des Ormes, mon premier roman, c’est carrément basé sur la rue où j’habitais quand j’étais jeune.
L’histoire ne se déroule pas à Drummondville en tant que tel, mais le lieu où se déroule le drame est le même que celui de son enfance. Il raconte qu’au bout de sa rue, une maison se trouvait près de la rivière et, derrière il y avait un boisé. Je me disais : « c’est parfait pour kidnapper des gens en plein quartier résidentiel, mais qu’il y ait la paix quand même. »
À partir de ce moment, il prit la décision de présenter Drummondville dans tous ses romans. Ce qu’il aimait, c’est de faire de sa ville une espèce de centre névralgique de choses horribles, alors que c’est une ville tout à fait tranquille.
Elle ressemble à n’importe quelle autre ville du Québec.
C’est le plaisir de l’auteur, d’imaginer l’horreur dans des lieux communs, banals, qui vont même jusqu’à sembler chaleureux.
C’est le cas du parc Woodyatt qu’il qualifie du plus beau parc de Drummondville. Dans ce parc, il y a l’Île aux Fesses, parce que c’est là que beaucoup de jeunes ont leurs émois à 15, 16, 17 ans, quand ils n’avaient pas le droit d’aller justement dans des bars.
Cet endroit devient le théâtre de meurtres dans l’un de ses romans. Et encore là, ce que j’aimais, c’était l’idée que, pendant qu’il y a des meurtres, on entend des enfants quasiment jouer à 100 mètres de là dans le parc. On entend des oiseaux, l’eau qui est autour de l’île.
Un des autres endroits visités pendant le circuit, c’est le Cégep Drummond, qu’il a fréquenté comme étudiant, mais aussi comme enseignant. Il s’en est inspiré pour écrire sa série Malphas.
C’est un cégep où tout le monde est tordu, les étudiants sont tordus, les profs sont tordus. C’est surréaliste, ça ne se peut pas. J’ai inventé une région, j’ai inventé une ville, mais quelqu’un qui est déjà allé au cégep de Drummondville, il va le reconnaître.
Ce samedi 26 septembre, le Patrick Senécal Tour aura trois départs au cours de la journée. Les intéressés doivent s’inscrire en ligne.







