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Des entreprises achètent de vieux livres dans des librairies, les numérisent pour entraîner leurs modèles d’intelligence artificielle, puis les détruisent. Cette pratique avait été révélée en 2025 et a notamment fait l’objet d’une enquête du Washington Post en janvier, mais elle attire plus d’attention après une nouvelle enquête de 404 Media. Le géant Anthropic, qui a créé l’IA Claude, est au cœur de la controverse.
Comment les livres sont-ils détruits?
- La reliure est découpée
- Chaque page est séparée, puis numérisée recto verso
- Le papier est recyclé
« Projet Panama »
En 2024, Anthropic lance discrètement un projet visant à constituer une bibliothèque numérique de tous les livres du monde. L’entreprise utilise d’abord des copies virtuelles piratées, mais se bute à des poursuites pour violation de droits d’auteur et a été sommée de verser 1,5 milliard $ US aux plaignants. Acheter des livres d’occasion pour les numériser s’avère plus économe et plus sécuritaire juridiquement.
C’est légal aux États-Unis
Anthropic s’appuie sur le principe américain du « fair use » (usage équitable). Cette exception au droit d’auteur permet, dans certains cas, d’utiliser des œuvres protégées pour entraîner une IA. Les livres doivent toutefois avoir été achetés et ne peuvent pas être redistribués sous leur forme originale.
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Pour de nombreux observateurs, la destruction de millions de livres risque de concentrer une partie du patrimoine écrit mondial entre les mains d’entreprises privées. Certains craignent aussi la disparition d’œuvres physiques, avec des conséquences sur l’accès au savoir et les droits des auteurs.




