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C’est la journée J’achète un livre du Nouveau-Brunswick samedi, une occasion pour appuyer les artisans de cette industrie dans leurs efforts visant à créer une littérature à l’image des Néo-Brunswickois.
Souligné pour une sixième année et inspiré par l’initiative J’achète un livre québécois, la journée J’achète un livre du N.-B. a lieu le troisième samedi de septembre. De nombreuses activités sont prévues dans les librairies de la province pour l’occasion.
Le directeur du Festival acadien de poésie de Caraquet, Jonathan Roy, qui est aussi poète et auteur, croit que cette journée est essentielle à l’industrie littéraire de la province.
Les auteuristes, les éditeuristes, les festivals, les maisons d’édition, les librairies, on a tous besoin de l’autre maillon de la chaîne pour pouvoir faire notre travail, qui est ultimement d’amener aux gens de chez nous une littérature qui parle d’eux autres pis comme eux autres. Cette chaîne-là, je pense qu’elle se porte bien, mais elle sera peut-être toujours fragile
, estime le directeur de ce festival de poésie, qui aura lieu en fin de semaine.
Le poète Jonathan Roy en entrevue à La billetterie Acadie. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / René Godin
Je pense que les gens ne se rendent toujours pas compte de l’ampleur de ce milieu-là pis du nombre, justement, de livres qui sont publiés et édités ici
, ajoute la directrice générale des Éditions Perce-Neige, Danielle LeBlanc.
Le fait de pouvoir publier un ouvrage en Acadie, dans une maison d’édition acadienne, est notable aussi selon les auteurs et permet de refléter la diversité de la langue française.
Publier au Nouveau-Brunswick, publier dans les provinces atlantiques, publier sur le territoire, publier dans la langue, dans les langues, dans les français du territoire, ça compte
, croit la poète Georgette LeBlanc, qui est originaire de la Nouvelle-Écosse et qui publie chez les Éditions Perce-Neige.
De souligner également le livre comme l’objet physique, ça compte.
Pour les maisons d’éditions, J’achète un livre du N.-B. c’est aussi une journée importante, explique Marie Cadieux, directrice générale et littéraire de Bouton d’or Acadie.
Marie Cadieux, directrice littéraire et générale de la maison d’édition Bouton d’Or Acadie. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
Ça visibilise une activité en écriture, la littérature, qui est plutôt invisible, qui n’est pas beaucoup sur nos phares. On voit beaucoup de spectacles, de musique, on en entend parler…On discute souvent entre nous de chansons qu’on a entendues, de musées, de musique ou de spectacles, de théâtre même parfois. Mais la littérature est moins souvent sur le radar.
Une occasion d’appuyer les libraires d’ici
Les librairies francophones se font rares dans la province. La journée J’achète un livre du N.-B. est l’occasion d’appuyer celles-ci.
C’est sûr qu’il y a peu de librairies indépendantes dans la province. Mais on essaie, justement, par l’entremise d’une journée comme celle-ci, de vraiment diffuser puis de rendre accessible la littérature dans tous les coins de la province
, explique Danielle LeBlanc.
Une journée comme J’achète un livre Nouveau-Brunswick, ça nous permet de consolider les maillons, de soutenir nos libraires indépendants. Sans eux, on serait pognés à faire du porte-à-porte pour vendre nos livres
, renchérit l’auteur Jonathan Roy.
Avec des informations de l’émission La grande virée











