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Fanie Demeule sur les traces de ses ancêtres

Source : Le Devoir

Fanie Demeule avait douze ans la première fois qu’elle a songé à écrire un roman sur ses arrière-grands-parents maternels ; deux Madelinots nés à Havre-Aubert, expatriés à Montréal au début des années 1930, où ils sont tombés amoureux après une rencontre providentielle.

« C’est mon plus vieux projet littéraire, lance-t-elle en riant autour d’une tisane. J’en ai déjà fait le sujet d’une production écrite au secondaire. Cette histoire circule à mots couverts dans ma famille depuis longtemps. Quand j’étais adolescente, je ne connaissais rien des Îles-de-la-Madeleine, mais les quelques éléments que je possédais sur leur histoire me semblaient déjà des ingrédients parfaits pour un roman. »

Or, une fois sa carrière d’écrivaine amorcée, Fanie Demeule était consciente de ne pas détenir tous les outils pour écrire ce grand récit d’exil, d’amour et de tragédies. « Bien sûr, je savais que rédiger un roman historique impliquait un travail de recherche exhaustif, mais au-delà de ça, je ne maîtrisais pas encore la technique d’écriture qui me permettrait de parvenir à mes fins, soit de raconter cette réalité de l’époque sous une démarche plus contemporaine. Je voulais attendre d’avoir une expérience suffisante pour me lancer dans cette aventure. »

C’est donc lorsqu’elle a vu passer l’appel pour une résidence d’écriture aux Îles-de-la-Madeleine, offerte par les productions Langues pendues en 2021, qu’elle a su que le moment était venu d’accomplir son rêve de jeunesse. « Je me suis retrouvée à marcher chaque jour dans le village où mon arrière-grand-mère avait grandi. » Comme source d’inspiration, difficile de faire mieux.

Une recherche menée par le souci du détail

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