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Salon du livre de la Côte-Nord : lire à haute voix pour reconquérir la jeunesse

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Au milieu de l’épaisse foule de visiteurs du Salon du livre de la Côte-Nord, deux chandails bleus se démarquent de la masse. Armé d’une quinzaine de livres et de voix qui portent, ce duo coloré forme une brigade de « liseurs publics » : une équipe ayant comme mission de sortir les livres des étagères pour les porter, à voix haute, directement aux oreilles des passants.

Caroline Décoste et Olivier Courtois sont deux de ces liseurs publics qui déambulent dans l’aréna Guy-Carbonneau de Sept-Îles à la recherche d’oreilles attentives. Si ce concept existe depuis 2019 à travers la province, c’est la première fois qu’il fait escale sur la Côte-Nord.

Une jeunesse à séduire

Les jeunes de 15 à 29 ans qui boudent parfois les librairies sont le public cible de cette brigade littéraire. Pour Olivier Courtois, qui est aussi comédien, cette approche permet de redécouvrir un plaisir souvent oublié après l’enfance.

Le but, c’est d’enlever toutes les barrières à la lecture, de mettre de l’avant le plaisir et, surtout, de faire la lecture à voix haute, dit-il. C’est quelque chose qu’on fait avec les enfants, mais avec les ados et les jeunes adultes, très rarement.

Olivier Courtois et Caroline Décoste tiennent des livres dans un décor animé.

Complices, Olivier Courtois et Caroline Décoste s’apprêtent à aller à la rencontre des jeunes lecteurs de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti

Un avis que partagent les jeunes auditeurs de ce spectacle. Pour l’un d’eux, croisé entre deux étagères, l’expérience a pris des airs de véritable voyage dans le temps.

Ça faisait longtemps qu’on ne m’avait pas lu une histoire comme ça. C’était un mélange de nostalgie et de découvertes, surtout que c’est un livre que je n’avais jamais lu, exprime-t-il.

C’est quelque chose d’intime, se faire lire un livre. C’est un moment qu’on prend avec une ou quelques personnes. Il y a de la magie qui se produit quand on lit à haute voix.

Une citation de Caroline Décoste, liseuse publique
Une personne tend un livre à une jeune adolescente.

Chaque séance se termine par le don d’un exemplaire pour prolonger le plaisir à la maison.

Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti

Une parenthèse intime

Ce plaisir semble d’ailleurs contagieux. Caroline Décoste, autrice et réviseuse linguistique, constate que la curiosité l’emporte rapidement sur l’hésitation.

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Parfois, on commence avec cinq jeunes et, finalement, on finit avec dix d’entre eux qui sont attirés par l’idée de la lecture à haute voix, la réaction est super bonne, se réjouit-elle.

Un peu à l’écart, mais aussi attentive, l’enseignante de sixième année à l’école Gamache, Fannie Godbout, s’émerveille devant l’attention que les jeunes accordent à cette manière de raconter des histoires.

Des personnes lisent des livres à haute voix devant un public attentif.

Sous l’œil attentif de Fannie Godbout (extrémité gauche), les liseurs transforment l’aréna en une véritable agora littéraire.

Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti

Ils ont choisi plusieurs types de livres pour attirer un plus grand nombre de jeunes. Je trouve que c’est une belle initiative, conclut-elle.

Au cours de leur passage au Salon du livre de la Côte-Nord, les liseurs publics vont offrir environ 120 livres gratuits à leur auditoire. Les brigades parcourront le Salon, mais aussi le Cégep de Sept-Îles et l’Aire ouverte pour partager leurs récits.

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